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Filmeuse palette : plateau, bras ou robot ?

1 septembre 2026 8 min de lecture

Pour filmer une palette en atelier, quatre familles de machines se partagent le marché : la filmeuse à plateau tournant, qui fait tourner la palette sur elle-même, la banderoleuse à bras tournant, qui laisse la charge immobile et fait tourner le film autour d’elle, le robot de banderolage autoporté, qui se déplace seul autour de la palette, et la filmeuse horizontale à anneau tournant, réservée aux produits longs. Le choix ne se joue pas sur la cadence seule : c’est d’abord la nature de la charge, sa stabilité et la place disponible qui tranchent.

Les quatre familles de filmeuses en un tableau

Type de machine Principe Point fort Limite Charge type
Plateau tournant La palette tourne, le chariot de film monte et descend Le meilleur rapport cadence / encombrement La charge doit supporter la rotation Palette standard, stable, format régulier
Bras tournant La palette reste fixe, un bras vertical tourne autour Ne déstabilise pas la charge Emprise au sol plus importante Charges lourdes ou instables
Robot autoporté La machine se déplace seule autour de la palette Aucune emprise au sol fixe, filme partout Un opérateur lance chaque cycle Palettes hors gabarit, quais, entrepôts multi-zones
Anneau tournant horizontal Le produit avance à l’horizontale dans un anneau Emballage en spirale sur toute la longueur Ne convient pas à une palette classique Profilés, panneaux, menuiseries, produits longs
Filmeuse verticale de palette ROBOPAC en atelier
Les filmeuses verticales couvrent la très grande majorité des besoins de palettisation.

La filmeuse à plateau tournant : le standard de l’entrepôt

C’est la machine que l’on rencontre le plus souvent, et c’est presque toujours la bonne réponse quand la palette est stable et de format régulier. La palette est posée sur un plateau qui tourne, pendant qu’un chariot porte-bobine monte et descend pour déposer le film en spirale.

Sur une machine comme l’ECOPLAT PLUS à plateau tournant, les ordres de grandeur donnent une idée du dimensionnement : plateau de 1 500 mm, vitesse de rotation réglable de 4 à 10 tours par minute, montée du chariot de 1,4 à 4 mètres linéaires par minute, démarrage progressif et arrêt indexé pour éviter le à-coup qui fait glisser la charge. Le format de référence est la palette 800 x 1200, jusqu’à 2 200 mm de hauteur et 1 200 kg. L’étirage du film se fait par frein mécanique, ce qui suppose un film étirable machine adapté.

Une variante mérite d’être connue quand on ne dispose pas d’un chariot élévateur en permanence : la table rotative à profil bas, type MASTERPALT PLUS LP, se charge à la transpalette manuelle par une rampe, et reste accessible de tous les côtés. C’est souvent ce détail de manutention, plus que la cadence, qui départage deux modèles. Toute la gamme est visible sur nos filmeuses verticales à plateau tournant.

La banderoleuse à bras tournant : quand la charge ne doit pas bouger

Dès que la palette est instable, très lourde ou composée d’éléments qui glissent les uns sur les autres, la faire tourner devient risqué. Le principe s’inverse alors : la charge reste posée au sol et c’est un bras vertical qui décrit un cercle autour d’elle.

Le bras tournant ECOWRAP PLUS XL est conçu exactement pour ce cas de figure, la stabilisation de charges instables et lourdes, avec des bobines de film étirable standard de 9 kg. Le prix à payer est l’emprise au sol : un bras tournant occupe un cercle libre de tout obstacle, contrairement au plateau qui se contente de son diamètre.

Le robot de banderolage autoporté : la machine qui va à la palette

Robot de banderolage autoporté ROBOPAC Robot Master pour filmage de palettes
Le robot autoporté filme la palette là où elle se trouve, sans poste fixe.

Le robot autoporté renverse la logique : au lieu d’amener la palette à la machine, on amène la machine à la palette. Le Robot Master FRD 80 est une machine autonome qui filme toutes les palettes supérieures à 60 x 60 cm, sans limitation de poids et sans limite de gabarit maximal. Il traite donc les palettes surdimensionnées qu’aucun plateau n’accepterait, et il supprime l’effort physique du banderolage à la main.

C’est la solution des entrepôts où le filmage se fait à plusieurs endroits, ou des sites qui expédient des charges hors norme de façon ponctuelle. Pour un volume plus faible encore, le robot manuel de type WRAPMAN travaille avec du film étirable manuel classique et sert de première marche vers l’automatisation.

La filmeuse horizontale : pour ce qui n’est pas une palette

Les trois familles précédentes traitent des charges verticales. Quand le produit est long et étroit, profilés, panneaux, menuiseries, tubes, la logique change : le produit avance à l’horizontale et traverse un anneau qui tourne autour de lui, ce qui donne un emballage en spirale sur toute la longueur.

Le choix se fait ensuite entre semi-automatique et automatique. Une COMPACTA à anneau tournant demande une intervention de l’opérateur à chaque pièce, une ORBIT R enchaîne les cycles seule, en ligne. Le détail des modèles est sur la page filmeuse horizontale à anneau tournant.

Dimensionner sa filmeuse en cinq questions

  1. Combien de palettes par jour ? En dessous de quelques palettes quotidiennes, un dérouleur manuel reste défendable. Le seuil de bascule est détaillé dans notre comparatif film étirable manuel ou machine.
  2. La charge supporte-t-elle de tourner ? Si la réponse est non, le plateau tournant est éliminé d’office au profit du bras tournant ou du robot.
  3. Quel gabarit maximal ? Hauteur, poids et débord conditionnent le modèle. Une palette qui dépasse le format 800 x 1200 oriente vers le robot autoporté.
  4. Comment la palette arrive-t-elle au poste ? Transpalette manuelle, chariot élévateur ou convoyeur : ce point impose ou non un plateau à profil bas avec rampe.
  5. Quelle place au sol ? Le bras tournant réclame un cercle dégagé, le plateau se contente de son diamètre, le robot ne demande aucun poste fixe.

Le film fait la moitié du travail

Une filmeuse ne vaut que par le film qu’on lui donne. Sur une machine à frein mécanique, on travaille avec un film étirable machine standard, dont l’étirabilité est de l’ordre de 120 %. Sur une machine équipée d’un pré-étirage, on passe à un film pré-étirable jusqu’à 250 %, soit environ 3,5 mètres de film déroulé pour 1 mètre de bobine, avec une résistance trois fois plus importante qu’un film standard. À cadence identique, c’est le poste où l’on économise réellement de la matière.

La version noire opaque, en 23 microns, ajoute la confidentialité de la charge pendant le transport et le stockage. Ces bobines se commandent par palette complète de 46 bobines de 16 kg dans notre catégorie films étirables machine, tandis que les postes manuels et les appoints se servent en films étirables manuels en bobines de 450 mm sur mandrin de 50 mm.

Questions fréquentes

Filmeuse ou banderoleuse, quelle différence ?

Aucune. Les deux mots désignent la même machine, celle qui enroule du film étirable autour d’une charge. Le mot banderoleuse est plus courant chez les fabricants de machines, filmeuse dans le langage des ateliers.

Une filmeuse remplace-t-elle une housse de palette ?

Non, les deux fonctions sont distinctes. Le banderolage assure le maintien de la charge, il ne ferme pas la palette par le haut ni par le bas. Pour une palette qui part à l’extérieur ou qui voyage longtemps, il faut une protection fermée : c’est l’objet de notre comparatif housse, gaine ou coiffe de palette, et de la catégorie housses et gaines de palette.

Faut-il prévoir l’installation et la formation ?

Oui, et c’est à intégrer au projet dès le départ. Nos machines d’emballage sont livrées et installées par nos soins. La mise en route, la formation des opérateurs, l’entretien, le dépannage et la fourniture des pièces détachées relèvent de notre SAV machines ROBOPAC.

Semi-automatique ou automatique ?

Une machine semi-automatique demande à l’opérateur de fixer le film puis de lancer le cycle, ce qui reste parfaitement tenable jusqu’à quelques dizaines de palettes par jour. L’automatique se justifie quand la filmeuse s’insère dans une ligne, avec convoyeur en entrée et en sortie, et que personne ne doit intervenir entre deux palettes.

Faire le point sur votre poste de palettisation

Le bon arbitrage se fait rarement sur catalogue : il dépend de la charge réelle, du flux et de la place disponible. Notre gamme complète est réunie dans la catégorie machines d’emballage et de conditionnement ROBOPAC. Décrivez-nous votre palette type et votre cadence via notre formulaire de contact, nous vous orienterons vers la configuration adaptée.

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